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chiffre d'affaires record pour CmiA50 millions de textiles CmiA au cours de l'exercice 2016

À l'occasion de la publication de son rapport annuel pour 2016, Cotton made in Africa (CmiA) dresse un bilant positif de l'exercice écoulé : en tant que label le plus répandu pour le coton africain produit de manière durable, CmiA certifie à l'heure actuelle 30 % de la production de coton en Afrique subsaharienne. En raison de la demande croissante pour le coton CmiA de la part de l'industrie textile, environ 50 millions d'articles textiles CmiA ont été mis sur le marché. Les recettes issues des droits de licence de l'initiative ont quant à elle augmenté de 47 % par rapport à 2015.

Une alliance de la demande de coton CmiA en expansion

Parmi la trentaine d'entreprises textiles qui utilisent le coton CmiA sont entre autres bonprix, OTTO, Rewe Group ou encore Tchibo. Depuis 2016, Jack & Jones du Danemark, Asos de Grande-Bretagne, Kid Interior de Norvège et Aldi Süd sont venues s'ajouter. 50 millions d'articles textiles ont bénéficié du label CmiA en 2016. Par rapport à l'année précédente, les recettes issues des droits de licence du label CmiA ont augmenté de 47 % pour atteindre 1 484 546 euros. Dr. Michael Otto, fondateur de Cotton made in Africa, souligne que « chaque t-shirt, chaque jean portant le label CmiA contribue à la lutte contre la pauvreté et, par là même, contre les raisons qui poussent les gens à fuir leur pays ». 

Grâce à la hausse des ventes du coton certifié CmiA, CmiA est parvenu à atteindre un excédent consolidé de 47 % en 2016. La part d'aides publiques en 2016 a atteint son niveau le plus bas avec 1 %. Ce résultat est en accord avec la devise de l'organisation mère : « Aid by Trade » (l'aide par le commerce). 

Mise en oeuvre réussie de projets dans les pays producteurs de coton

Les 20 vérifications mises en oeuvre en 2016 ont permis de garantir le respect des critères CmiA et de donner des lignes directrices utiles pour trouver des axes d'amélioration, outre les formations qui ont lieu de façon continue. Les données agrégées des procédures de contrôle en 2016 montrent une nette amélioration en matière d'application des critères CmiA lors des procédures de vérification de suivi. Ces procédures sont assurées par trois sociétés d'audit indépendantes : EcoCert, AfriCert et Control Union. 

Ce sont quelques 780 000 petits agriculteurs, dont 18 % d'agricultrices, qui ont concouru au respect de l'ensemble de critères de l’AbTF et qui ont produit 320 000 tonnes de coton fibre en 2016. Ainsi, CmiA certifie 30 % de la production de coton en Afrique subsaharienne pour une surface cultivée de plus de 1,1 million d'hectares. Ce qui fait de CmiA le standard le plus répandu en matière de coton africain produit de manière durable. Bob Akede, auditeur principal chez AfriCert et originaire du Kenya, affirme que « CmiA a désormais acquis une importance considérable dans les pays producteurs ». En comptant les membres de la famille des cultivateurs de coton, plus de 6,7 millions de personnes ont profité de CmiA en 2016. 

Cotton made in Africa soutient en outre des projets de communautés villageoises et finance par exemple des projets d'énergie solaire pour des centres de formation d'agriculteurs, des projets ayant trait à l'approvisionnement en eau ou encore des projets portés par des femmes. Le volume total des projets de coopération actifs en 2016 s'élève à 950 000 euros. Ces projets sont mis en oeuvre en collaboration avec des sociétés cotonnières locales, des partenaires tels que CARE, la Welthungerhilfe, OTTO, OTTO Autriche, C&A et avec la Deutsche Investitions- und Entwicklungsgesellschaft (Société allemande d'investissement et de développement) à l'aide de fonds fournis par le Ministère Fédéral de la Coopération économique et du Développement. 

Ici vous pouvez télécharger le Rapport Annuel 2016.